Embrassez-moi

Publié le par Betty & Jessy

                                                              
 


Bon ok, vous allez dire elle nous gonffle avec sa Katehrine Pancol... Elle connait rien d'autre? Et bien si mais c'est plus fort que moi.... j'adore ce qu'elle écrit!
Et la ce livre c'est de loin mon préféré, c'est pour moi le plus romantique au monde (oui oui j'ai bien dit au monde!).
Dans ce livre l'héroine (Angéla) rencontre La Magnifique Louise Brook (Loulou) qui tout au long de l'histoire lui conte sa vie, ses amours, ses echecs...
Son meilleur ami, Virgile, est plutôt secret, et elle va découvrir ce qu'il cache peu à peu... Et biensur il y à Mathias, le grand amour de sa vie, tous les deux ils se cherchent mais ont du mal à se retrouver...






Je vais vous "lire" le passage qui m'a le plus émue:

"-j'ai bien failli mourrir, d'ailleur. Mon coeur s'est arrêté de battre... Un soir...
 -Tu mens! 
 -On regardait un vieux mélo à la télé, avec Virgile.
 Un amour désespéré,c'était le titre français... on était là tous les deux devant nos assiettes vides et sales,
 devant les croûtes de camembert, devant nos verres de vin rouge... Laurence Olivier et Jennifer Jones...
 Un film de William Wyler ... Je me souviens, tu vois, je n'invente pas... Quand tu es parti, je n'ai pas versé une larme
 devant Virgile, pas une seule petite larme. Je crânais, je crânais tout le temps. Et il ne me lâchait pas. Il me tenait la main,
 venait partout avec moi, me demandait tout le temps, ça va? T'es sûre que ça va? Et je disais, oui, ça va passer, t'en fait pas!
 Je suis costaud! J'en ai vu d'autres! Je n'ai jamais pleuré pour un homme! Ce soir-là, j'ai profité du film pour lâcher toutes les larmes
 de mon corps... J'ai pleuré, pleuré... Virgile aussi pleurait. L'histoire été si triste...  Laurence Olivier si faible, battu d'avance,
 cueilli en plein vol lui aussi... A la fin il devient clochard et il revient la voir... Il revient mendier à la sortie du théâtre ou elle joue parce qu'il meurt
 de faim... Elle lui ouvre sa bourse, le glisse entre ses mains, elle lui offre de repartir à zéro, elle lui promet de le sortir de la misère, mais c'est
 trop tard, il est cassé. Il n'ose pas toucher au billet de dix dollars. Il prend une pièce de vingt sous dans le porte monnaie alors qu'elle est sortie un instant
 et il disparaît... Il n'a plus la force de recommencer? Je regardais regardais l'écran et je ne pouvais plus m'arrêter de pleurer, j'ai tellement pleuré,
 tellement pleuré que que j'ai senti une grande douleur dans le poitrine, une crampe glaciale... J'ai eu l'impression qu'un grand drap froid m'enveloppait, faisait
 un noeud, serrait très fort, je suis tombée en avant en me tenant le côté et si Virgile n'avait pas été là pour me conduire aux urgences, ce soir là, je serais morte...
-Pourquoi tu ne me l'as pas dit?
-Plutôt mourir, je dit en souriant, très lasse.
-Pourquoi tu ne me l'as pas dit? il répète, furieux, près à se jetter sur moi.
-Pour te faire pitié? Jamais!
 Ses yeux très bleus sont devenus très grave. Il reste un long moment silencieux et ajoute en buvant  une gorgée de vin:
-C'est maintenant que tu me fais pitié...
-Je m'en fous de ta pitié!
-Alors, tu attends quoi de moi?
 Je ne veux pas pleurer. Je ne veux pas dire. Je secoue la tête vigoureusement.
-Tu attends quoi de moi? Dis-le!
-Je ne sais pas Mathias... Je ne sais pas l'amour...
 Je crois que je n'ai jamais aimé personne, j'ai dit en ouvrant mes mains vides et en les tendant vers lui. Regarde, ce sont des mains d'ignorante!
 Alors il a pris mes mains, s'est approché de moi tout doucement, il a mis ses bras autour de mon cou, il a approché sa bouche de mon oreille...
-Je serais venu te nourrir, j'aurais versé du bon vin dans ta bouche, j'aurais épongé ton front, je t'aurais couverte de baisers, je t'aurais suppliée de ne pas mourrir...
 J'ai entendu les mots mais c'est comme si je ne les entendais pas. Comme s'il y avait une paroi  de verre entre lui et moi.
 Je les avas trop attendus pour qu'ils sonnent pour de vrai. Je le regadais, je regardais sa bouche s'ouvrir, se refermer, je lisais sur ses lèvres, je lisais les mots sur ses         lèvres, mais je ne les comprenais pas.
-Il faut que tu me croies... J'aurais chassé les cauchemars, chassé les fièvres, chassé le froid, chassé le mal, je t'aurais prise contre moi et bercée comme mon petit bébé...[...]"



Bon peut être que sorti du contexte ça ne fait pas le même éffet, et peut être que je suis un peut trop fleur bleu... Mais à chaque fois que je relis ce passage j'ai les larmes aux yeux!

Publié dans Loisirs

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delphine 11/02/2009 23:14

J'avoue que je ne suis pas adepte mais chacun ses gouts ! moi je suis plutot thriller bien flippant !

lillye 11/02/2009 11:43

jme laisserai bien tenter de l'acheter, fleur bleu comme j'aime